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Histoire et Géographie

 
 

Capitale: Praia  
 
Population: 434 625 (est. 2000)  
 
Langues officielles (de jure): portugais et créole capverdien  
 
Groupe majoritaire: créole capverdien (98 appelé Kriol  
 
Groupes minoritaires: portugais et langues immigrantes (africaines)  
 
Langue coloniale: portugais  
 
Système politique: république unitaire  
 
Articles constitutionnels (langue): art. 7, 9, 11, 22 et 78 de la Constitution du 23 novembre 1999  
 
Lois linguistiques: Loi sur le système éducatif primaire (LBSE) n° 103/III/90 de décembre (Lei de Bases do Sistema Educativo nº 103/III/90 de Dezembro).  
 
Le Cap-Vert (en portugais: Cabo Verde) est un petit pays insulaire de 4033 km² (soit sept fois plus petit que la Belgique, dix fois plus grand que l'île de Montréal qui est de 495 km² (la superficie de Paris est de 105 km²) situé dans l'océan Atlantique, à plus de 600 km au large du Sénégal, la pointe la plus occidentale de l'Afrique. L'archipel est constitué de dix îles et de cinq îlots.  
 
Au nord, les Îles-du-Vent (Ilhas de Barlavento) comprennent Santo Antão, São Vicente, São Nicolao, Sal et Boa Vista. Au sud, São Tiago (ou Santiago regroupant la moitié de la population), Brava, Fogo et Maio forment les Îles-sous-le-Vent (Ilhas de Sotavento). La capitale du Cap-Vert est Praia (île de São Tiago).  
 
Administrativement, le Cap-Vert est formé de 17 districts ou concelhos: Boa Vista, Brava, Calheta, Maio, Mosteiros, Paul, Praia, Porto Novo, Ribeira Grande, Sal, Santa Catarina, Santa Cruz, São Domingos, São Nicolau, São Filipe, São Vicente et TarrafalSuite à diverses vagues d'émigrations, plus de 700 000 Capverdiens vivent aujourd'hui à l'étranger, surtout aux États-Unis (250 000), au Canada, au Portugal, en France, en Espagne, en Italie, aux Pays-Bas, au Sénégal, en Angola, etc. Marquée par cinq siècles de présence portugaise, la population capverdienne est majoritairement catholique (95 Depuis 1995, surtout depuis 1998 et 1999, le Cap-Vert assiste à un afflux de ressortissants chinois.  
La communauté chinoise s'est finalement dispersée dans toutes les îles principales. Les Chinois travaillent généralement dans la restauration et les commerces de détails. La majorité des Chinois du Cap-Vert proviennent de la province de Zhejiang, qui est située sur la côte est de la mer de Chine, au sud de Shangaï; un petit nombre vient de Shanghaï et Pékin.  
 
Il est probable que les îles du Cap-Vert étaient inhabitées lorsque les Portugais y abordèrent en 1456. Cependant, il n'est pas certain que ce soit vraiment les Portugais qu les aient découvertes.  
 
Des historiens croient que cette découverte est plutôt due à des navigateurs vénitiens et génois. On sait aussi que ces îles avaient été furent fréquentées depuis longtemps par des pêcheurs sénégalais.  
 
C'est en 1460 que le navigateur Diogo Gomes prit possession de l'archipel au nom du Portugal, qui devint domaine de la Couronne, après que les droits portugais sur les îles eurent été consacrés par le traité de Tordesillas, en 1494.  
 
L'archipel servit d'abord de terre d'escale pour les navires portugais en route vers le Brésil. Puis il devint un important centre de la traite des Noirs vers l'Amérique, car le commerce des esclaves d'Afrique occidentale vers le Nouveau Monde transitait surtout par le Cap-Vert.  
 
De plus, les colons portugais de l'archipel firent venir leurs propres esclaves du continent africain pour les faire travailler dans les plantations. C'est à cette époque que s'est constitué le créole capverdien. Mais le peuplement de l'archipel fut relativement tardif, puisque São Vicente resta inhabitée jusqu'en 1727 et Sal, jusqu'en 1781.  
 
L'abolition définitive de la traite en 1866 et le détachement de la Guinée-Bissau en 1879 détruisirent l'économie des îles et entraînèrent une forte émigration vers les États-Unis (migration libre) et les colonies portugaises d'Angola et de São Tomé et Principe (migration forcée). Après l'abolition de l'esclavage, le portugais est resté la langue officielle dans la colonie, surtout comme langue de l'État, de la justice, de l'éducation et du commerce.  
 
Dans la culture coloniale, l'utilisation du créole restait un signe d'infériorité sociale. Contrairement à la Guinée-Bissau, à l'Angola et au Mozambique, le régime de l'indigénat ne fut pas appliqué aux îles du Cap-Vert. En effet, la population blanche ne résista pas à l'apparition de la malaria: les Métis et les Noirs assurèrent le fonctionnement des institutions, tant laïques que religieuses. Plus tard, les Métis capverdiens joueront un rôle important dans l'émancipation de la colonie, car à l'exemple des autres colonies portugaises d'Afrique, telles que l'Angola et le Mozambique, beaucoup de Métis étaient employés comme cadres dans l'Administration en raison de leur degré d'instruction plus élevé.



 
 

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Modifié en dernier lieu le 1.12.2008
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